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J and ECela fait 10 jours que j’essaie d’écrire un article sur toi pour ton anniversaire. La semaine dernière, tu as franchi le cap des 32 ans. Comme le temps passe…

Flashback 8 ans plus tôt. On est dans un petit bar aménagé en lounge à Montmartre. J’arrive seule et m’installe pour regarder défiler les artistes. Tu montes sur la petite estrade, avec ton T-Shirt aux couleurs camouflage où on peut lire: “je suis un soldat de l’Eternel, mon arme à moi, c’est la prière”.

Je suis ébahie de te voir déclamer ton amour pour Dieu, en rappant et je n’en reviens pas que tu cries à la salle: “faites du bruit pour le Big Boss!!” à la manière des chauffeurs de salle, pointant le doigt vers le ciel. Rencontre improbable gravée dans mon disque dur qui me sert de mémoire.

Si on est rapidement devenu amis, je n’étais pas dupe. Tes faiblesses, je les ai vite repérées et j’ai essayé de te mettre en garde. Malgré moi, mon rôle de grande soeur a pris le pas sans que je m’en rende compte. Chaque fois que je t’ai parlé, tu me donnais raison, même si c’était dur pour toi d’accepter la vérité.

Et puis un jour, une personne qui connaissait la vraie valeur des mots grâce et amour m’a demandé de veiller sur toi. J’ai accepté sans savoir si je pourrais tenir cette promesse. Ton coeur pris dans un dilemme, tu as préféré t’éclipser sur la pointe des pieds, en quittant l’Ile de France.

Miraculeusement, on a repris le contact grâce à un spam envoyé par ton adresse email. Punaise quand j’y repense, c’est un truc de dingue! Tu es revenu à Paris, fier de m’annoncer que tu t’étais marié. Ton épouse est devenue mon amie. Vous avez souhaité que je devienne la marraine de votre bébé. J’ai longuement hésité. Pourquoi moi?En acceptant, des liens se sont scellés qui ne pourront plus jamais se briser.

Pourtant combien de fois, j’en ai eu marre de toi? Je ne voyais que tes travers, tes faiblesses, refusant de regarder de voir ton potentiel, tes qualités. J’oubliais que tu n’étais pas parfait et que tu faisais du mieux que tu pouvais.En réalité, trop d’attentes tuent les attentes. J’avais mis la barre haute. Alors j’ai appris… ce que c’est de faire le choix d’aimer, malgré et envers contre tout.

T’aimer c’est toute une histoire pour moi. J’ai dû apprendre à prendre du recul et comprendre que je ne pouvais pas attendre de mon ami, d’être parfait. Moi-même ne l’étant pas. J’ai du enlever la poutre qui était dans mon oeil avant de d’enlever la paille qui était dans le tien. Je n’avais pas compris que je devais continuer à encourager tes dons, et saluer tes efforts pour t’en sortir, plutôt que toujours te rappeler à l’ordre et m’arrêter sur tes échecs.

J’ai fini par comprendre que t’aimer c’est t’accepter tel que tu es. T’aimer c’est t’encourager et relever tes progrès. T’aimer, c’est savoir que tu es là. T’aimer c’est savoir que j’ai un frère, que je n’aurais jamais.

Eli, qui est fière de son frangin parce que malgré mes colères contre lui, il est resté à mes côtés. Communication d’amour réussie.

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