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 En ce moment, je me permets de faire le point. En temps normal, je fais le ménage pour mieux nettoyer ma tête et je m’enferme chez moi, coupée du monde, pendant 3 jours. Mais une fois n’est pas coutume j’ai décidé de faire les choses autrement. Cette fois, j’ai envie d’écrire pour ne pas dire, de vous décrire, un épisode de ma vie qui m’a permis de revoir mes priorités.

Mercredi soir, la digue de Malo-les-Bains. Ciel bleu et soleil plein à craquer. Le temps qu’on n’attendait plus sur la côte d’Opale. Je discute avec des gens qui sont venus regarder notre petit spectacle de rue. Tout à coup, Adrien m’interpelle il me demande de raconter à un groupe de jeunes gens, ce que Dieu a fait dans ma vie.

Oui, nous sommes ici pour communiquer de l’amour. L’amour avec un grand A, celui qui est désintéressé, celui qui ne se veut pas être orgueilleux mais patient. Celui qui ne se met jamais en colère, mais qui recherche toujours le bien des autres avant ses propres intérêts. Moment de curiosité mélangé à l’appréhension. Que vais-je leur raconter?

Sans donner tous les détails, je leur explique: les pensées destructrices que j’avais toujours dans ma tête comme un disque qui n’arrête pas de tourner.”Tu es nulle, tu ne sers à rien. Alors autant que tu meurs”. De mes passages à l’acte, au séjour en psychiatrie, en passant par la maison de repos et les séances chez les psy… Je ne peux pas oublier. Je m’en souviens comme si c’était hier. Je me souviens du jour, où je me suis réveillée à l’hôpital, déçue d’être en vie.

Mes cinq auditeurs sont médusés tandis qu’Adrien a les yeux qui brillent.”Vous voyez cette fille? Je la connais, aujourd’hui c’est une fille joyeuse, heureuse de vivre… Si elle n’avait pas rencontré Jésus, elle serait morte aujourd’hui. Ça me fait pleurer, rien que d’y penser… ”

Comme si mon coeur venait de recevoir un trop plein d’amour, je regarde Adrien avec tendresse. Mon coeur se met à battre la chamade, et des larmes roulent sur mon visage. À ce moment très précis, j’ai à nouveau compris. Sans Lui, je serais morte. Sans Jésus, je ne vous écrirais pas là maintenant. Je reviens de loin. De très loin. C’est comme si je réalisais à nouveau, d’où je venais. Le passé c’est le passé certes. Cependant c’est ce qui me motive aujourd’hui à partager l’amour de Jésus.

Si ce soir, j’ai décidé de me remettre à écrire sur ce blog, c’est aussi pour dire: “merci Seigneur, je suis vivante, tu m’as sauvé de l’enfer.” Et je ne pouvais pas reprendre la plume sans vous livrer mon coeur. Tant pis si vous n’êtes pas d’accord ou si vous n’aimez pas.J’espère juste que la communication sera réussie 🙂

Eli, qui sait qu’elle est vivante et à qui elle le doit.

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