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… sont trompeuses!

La Parole de Trop réfléchit à un sujet qui lui tient à coeur: celui du jugement. Même si je suis une personne très sociable (maman m’a toujours dit que je parle même à un chien habillé) , il m’arrive parfois d’avoir des mouvements de recul et de silence face à certaines personnes. Parfois, c’est une question de feelings qui ne passent pas, parfois c’est juste on n’a pas envie de parler. Point. Mais souvent, on se fait une opinion de la personne. Et souvent, cette opinion se rapporte à un jugement. Avouons-le ! 

Je suis une des premières personnes à fonctionner au ressenti des choses, et c’est vrai que cela ne colle pas avec tout le monde. Je suis quelqu’un qui me méfie beaucoup, même si on ne le voit pas tout de suite, parce que je camoufle cela, derrière un sourire à one millions pounds ( clin d’oeil à Cocotte ) !

Mais je me suis reprise ces derniers temps à essayer de me mettre à la place de l’autre personne et d’aller plus loin que de s’arrêter aux apparences. Chaque personne est comme elle est, parce qu’il y a un vécu derrière. Parfois, c’est facile, de deviner, parfois, on essaie et on échoue à comprendre. Ce n’est pas toujours évident de savoir où s’arrête la limite entre la curiosité mal placée et porter de l’intérêt à quelqu’un.

Grâce à certaines valeurs que j’ai fait miennes, j’ai appris qu’il est facile de juger, de critiquer, de parler dans le dos des gens, (sans forcément penser qu’on les critique) et d’oublier de faire sa propre introspection. Il est facile de regarder les faiblesses des autres et de faire abstraction des siennes.

Et plus je rencontre du monde, plus j’apprends qu’en aimant du fond du coeur ces personnes, plus je me rends compte que beaucoup souffrent ou sont passées par des moments difficiles, qui les amènent à être telles qu’elles sont aujourd’hui. Les épreuves de la vie laissent parfois des cicatrices indélébiles et si certains cachent bien leur jeu, d’autres, n’hésitent pas à s’en servir comme bouclier pour se protéger.

Comme tout le monde, parfois, j’aime savoir si j’ai beaucoup de visites sur mon blog, beaucoup de “likes” sur Facebook, d’emails qui m’attendent… Bref, j’ai la grosse tête. D’autres fois, je tremble comme une feuille à l’idée de devoir affronter telle ou telle personne de peur d’être rejetée. C’est dans ces moments-là, que je prends conscience que je ne suis pas grand chose et qu’un véritable sentiment d’humilité m’envahit, du moins je l’espère.

La remise en question personnelle, sans tomber dans le manque de confiance en soi permanent permet de remettre les pendules à l’heure. Finalement, je ne suis pas mieux que la personne face à moi. Au contraire, même si ce n’est pas toujours évident d’avoir de l’empathie immédiate pour tout le monde, voire de la sympathie, il est bon de se rappeler que chacun a un parcours différent.

L’humilité serait-elle le début de communiquer de l’amour autour de soi?

Eli, qui souhaitait être avocate mais pas magistrate

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