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Je ne me souviens plus exactement quand je t’ai remarqué dans ma vie. Tu es venu de manière, insidieuse, sur la pointe des pieds sans faire de bruit, sans qu’on te devine. Mais dès que j’ai compris les conséquences de ta présence dans ma vie, je t’ai détesté. Haï… Et je continue à t’avoir en horreur. J’ai le coeur qui saigne chaque fois que je regarde ma vie, même si tout est écrit, je ne peux m’empêcher d’en vouloir à Celui qui l’a décidé ainsi.

On dit que tu dérides les plus timides, en déliant les langues. Il y a ce côté festif avec toi, un côté prometteur, presque comme un peu plus de bonheur. Mais si on abuse de toi, tu deviens racoleur, et destructeur. J’ai envie de crier au monde entier qui tu es, vraiment, parce que tu m’as tout volé. Je te hais plus que tout. Mon enfance, mon adolescence, ma confiance, tout… Je te déteste plus que tout.

Parce que tu n’es pas une personne, je n’ai pas besoin de te pardonner. Alors tant mieux parce que je peux te détester comme d’autres détestent le péché.

Tout le monde me demande pourquoi je ne suis pas une tes adeptes. On me dit: est-ce que c’est à cause de tes convictions religieuses? Pas du tout. Non c’est par rejet. Je ne te supporte pas. C’est comme ça. Je te déteste. C’est tout. J’ai tellement mal que je préfère ne pas y penser et c’est tout. Je ne juge pas les autres qui sont tes adeptes et qui de temps en temps aiment tremper leurs lèvres pour avaler quelques gorgées de toi.

Ce qui m’attriste le plus aujourd’hui c’est que personne ne se rend compte de ton pouvoir, de tes chaînes, tu es devenue une drogue dure en vente libre et tout le monde l’accepte. C’est le comble que tu sois en vente libre, alors que toi tu ne fais qu’enchaîner… Non j’exagère, heureusement, tu n’enchaînes pas tout le monde, sinon, je pense que 90% des gens sur cette terre seraient alcooliques.

C’est la première fois que j’écris ce que je ressens sur toi parce que j’en parle rarement mais des larmes embuent mon regard dès que je pense à toi. Je reconnais tes ravages partout où tu passes, parce que tu laisses des traces indélébiles sur les visages de ceux qui sont devenus tes prisonniers. Cela me rend si triste.

Gamine, j’ai perdu mon innocence, en apprenant à cacher tes bouteilles, dans mes placards. Tu es mon pire cauchemar encore aujourd’hui. Je te déteste. Dans mes yeux tu lis mon désarroi et ma peur, lorsqu’un mec me plaît et qu’il a un verre de toi à la main. Si pour lui, cela ne signifie rien, pour moi ça veut dire beaucoup.

Mon imagination galope, et je cours, je fuis, parce que j’ai peur, que le même cauchemar se répète, que tu recommences à briser mes rêves, ceux que j’ai eus tellement de mal à reconstruire.

C’est une communication réussie si vous avez deviné de qui je parle…

Eli dont le plus grand ennemi s’appelle Alcool…

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