Tags

, , , , , ,

2931928709_1_3Mon coeur s’est serré, lorsque j’ai entendu le récit séparé de deux copines prisonnières de leurs sentiments, tant il me rappelait ma propre histoire, dont je suis sortie aujourd’hui guérie mais à quel prix? J’ai décidé d’écrire en vue de donner de l’espoir à tous ceux et celles vivant  une relation d’amour ou d’amitié ambigüe se résumant par:” je ne me vois pas faire ma vie avec toi, mais je ne me vois pas faire ma vie sans toi.”

La contradiction est flagrante, mais en même temps, remplie de sens pour nous, qui sommes passés par là. La première partie “je ne me vois pas faire ma vie avec toi “ signifie simplement, “je ne peux simplement pas envisager de construire un futur avec toi.” Spécifiques à chacun, les raisons varient et font appel justement à l’évidence de l’intelligence humaine.

La seconde partie est peu plus complexe. “Je ne me vois pas faire ma vie sans toi” évoque les sentiments, et appelle un besoin de l’autre. L’autre est devenu une drogue dont on ne peut se passer, même si on sait qu’elle n’est pas bonne pour l’organisme, en l’occurrence pour notre coeur, on éprouve le besoin d’elle. Besoin de sa dose, on est prêt à ramasser les miettes d’amour ou de semblant d’amour, qu’elle daigne nous jeter de temps à autre. On se sent misérable et pourtant on continue à se jeter à ses pieds.

On s’en veut de ne pas résister à rentrer dans le piège qui nous est tendu chaque fois que cette personne apparaît devant nous. Même lucide, on n’arrive pas à lui dire non ou qu’elle abuse de vous psychologiquement, faisant appel à vous, selon son bon-vouloir, n’étant jamais là lorsque vous avez besoin d’elle. La relation est basée simplement sur l’autre et non pas sur vous.

Excellant en matière de manipulation, l’autre se nourrit de vous, de votre créativité, de bonté, intelligence, voire de votre beauté. Vous avez l’air d’être unique, à ses yeux et exerce sur vous, une fascination malsaine. Vous commencez à vous transformer en psychopathe, guettant le moindre signe de sa part. Plus le temps passe, plus vous devenez dingue, parce que nous n’en dormez plus, vous ne vivez plus, vous êtes devenue dépendante de cette personne et il vous semble impossible de sortir de ce cercle vicieux.

Parce que la relation est à sens unique, basée sur l’ égoïsme accru de l’autre, vous vous en voulez de ne pas arriver à briser cette prison dont les murs sont peints de vos émotions et de vos sentiments. Et pourtant, même si on ne voit rien de meilleur à l’horizon, je voudrais vous encourager, vous qui me lisez à garder l’espoir qu’on peut s’en sortir.

Il m’a fallu du temps pour comprendre pourquoi les histoires prenaient un malin plaisir à se répéter. Dès que je fuyais ce genre de personnages, un autre apparaissait. La fuite n’est donc pas la solution.Souvent on évite la confrontation, par peur de perdre l’autre. On ne construit pas une relation basée sur la peur. La peur détruit et nous rend captifs.Seul l’amour véritable rend libre.

La liberté est à vous, le jour où vous réalisez que ce n’est pas cette personne ni aucune autre d’ailleurs, qui est capable de satisfaire vos besoins affectifs. Cette illusion malsaine disparaît. Personnellement j’ai fait le choix de me remplir aujourd’hui d’un amour qui me construit et non qui me détruit.

Ne croyez pas que vous avez le pouvoir de changer l’autre, car vous vous épuiserez mais sachez que vous, vous avez le pouvoir de vous laisser changer. (clin d’oeil à Cocotte) La clef réside dans vos choix.

Une communication réussie serait que vous m’écriviez que vous vous en êtes sortis…

Eli qui adresse ce billet à tous les “toi” de “Pas avec toi mais pas sans toi…”

Advertisements